Vide grenier : dimanche 6 octobre 2019

 

vide grenier 2019

Un temps de chien.

Il n’y a rien à dire. Pour un temps de chien, ce fut un temps de chien.
Une semaine avant, les yeux rivés sur les prévisions météorologiques hebdomadaires et… rien à faire. La grisaille flottera bien au-dessus du Cher. Dimanche 6 octobre, Bourges ne sera pas épargné. Qu’à cela ne tienne ! On y va quand même.
A Saint-Doulchard, l’annulation du vide-grenier est tombée tard dans la soirée du samedi et de fait, le dimanche tôt le matin, nous avons vu arriver de façon impromptue quelques exposants déçus, heureux néanmoins de trouver refuge boulevard Lahitolle.
Au déballage, tout ce petit monde restait confiant et c’est d’ailleurs là que se font les meilleures affaires. Ce fut hélas aussi le seul moment où il fut possible de rentabiliser son emplacement au grand dam de ceux qui sont arrivés tardivement.
Comme d’habitude maintenant, l’organisation bien rôdée de l’Association du Quartier Charlet (A.Q.C.) a permis une mise en place fluide et rapide, sans difficulté hormis quelques voitures insidieuses qui ont bravé l’interdiction de stationner et ce malgré les nombreux messages que nous avons pris soin de faire passer bien avant le vide-grenier. Mais, rien n’y a fait.
Il en fallait bien plus pour démotiver les organisateurs. Au bar, la musique allait bon train et le café coulait à flot. Il ne faisait pas froid pour cette date avancée dans la saison et chacun y allait de sa propre appréciation météorologique. Vers neuf heures, mon voisin m’interpelle : « la pluie, c’est pour onze heures » me dit-il d’une voix désabusée. Qu’importe, les promeneurs commencent à affluer et les affaires vont bon train. Il ne fallait surtout pas rater l’occasion…
Parmi les badauds, chineurs ou autres, une personnalité bien connue des Berruyers - monsieur le Maire - a même fait le déplacement. Il n’est pas resté bien longtemps car à dix heures trente précises, les premiers parapluies firent leur apparition. Une pluie fine, pénétrante, humide bruine maintenant sur Lahitolle. Le ciel gris s’alourdit de plus en plus et les premières bâches s’étirent promptement au-dessus des étals et reliques en tout genre.
Les promeneurs ont résisté… une petite demi-heure tout au plus avant de rebrousser chemin. La pluie s’est durcie et le boulevard s’est vidé. A onze heures, il ne restait plus que les exposants, dépités. Les moins téméraires, généralement les moins équipés, ont rapidement déserté les lieux. Les plus optimistes ont attendu le retour du soleil et ils ont bien fait. Parce que le soleil est bien revenu vers quinze heures, timide, peut-être même un peu trop car il fut vite balayé par une série d’averses en alternance entre pluie et lumière. Le grand vainqueur de ce bras de fer fut néanmoins le soleil qui s’est imposé durablement en fin d’après-midi. Pas de chance. Pour le vide-grenier, ce fut une journée de chien.
Pour autant, malgré ces intempéries, l’ambiance est restée bien guillerette avec de nouvelles rencontres, des connaissances d’un jour, qui ont apporté un peu de chaleur à cette journée manifestement en trompe l’œil.
Qu’importe les méandres du temps, l’année prochaine, on y sera encore.