Éditorial

 

 

 

Ayant été élu en 1995 au sein de cette association de quartier, le temps est venu pour moi de jeter un œil dans le rétroviseur. 50 ans de bénévolat dans diverses associations, bientôt 28 dans cette association de quartier dans laquelle j’ai été successivement secrétaire adjoint, puis secrétaire, puis vice président pendant 8 ans et, pour finir président pendant 9 ans alors que je m’étais promis de ne pas rester autant d’années que le précédent président qui, lui aussi, avait fait un "contrat" de neuf ans. Mais les promesses, qu’elles soient associatives ou bien électorales, c’est bien connu, n’engagent que ceux qui veulent bien y croire.

Cette décision est tout à fait personnelle et motivée par un constat qui me fait penser que nous sommes arrivés dans une période où notre association manque un peu de dynamisme et ronronne comme un vieux chat endormi au coin de la cheminée par un soir d’hiver un peu gris. Peut-être les années COVID ne sont-elles pas totalement étrangères à ce constat.

Pour remédier à cette situation, quoi de plus normal que de faire place à des idées nouvelles qui ne risquent qu’une chose : relancer la machine et attirer plus d’habitants du quartier à nos animations. Évidemment, qui dit idées nouvelles dit nouvelles personnes et, pour pousser le bouchon encore un peu plus loin, qui plus que les jeunes sont susceptibles d’avoir des idées nouvelles ? Non pas que les "anciens" (dont je fais partie, je ne jette la pierre à personne) ne soient plus "capables", mais comme nous avons eu la chance de recruter 4 nouveaux administrateurs aux dernières élections de 2021, pourquoi ne pas continuer sur cette belle lancée et profiter de cette élection pour rajeunir à nouveau notre équipe, le quartier regorgeant de têtes nouvelles (j’ai des preuves) moins blanches que les nôtres.

Quand on commence à douter de ses propres capacités, il faut éviter de s’accrocher comme une patelle à son rocher pour braver toutes les tempêtes et, si comme le dit si justement Aristote, célèbre philosophe grec de l’Antiquité, "le doute est le commencement de la sagesse", alors je me range aujourd’hui dans le camp des sages.