Éditorial

Encore une année qui se termine après un été caniculaire. Du soleil à ne savoir qu'en faire alors qu'en février dernier (en 2018) j'avais digressé sur la pluie suite à la quantité industrielle et liquide qui nous était tombée sur le coin du nez. Et oui ! Ainsi va la nature humaine. On se plaint tout le temps. Et que dire encore du holdup qui a été effectué cette année sur l'automne. On ne l'a même pas vu, l'hiver ayant directement succédé à l'été à la fin du mois d'octobre !

Si même on en arrive à nous voler une saison par an, où va-t-on dans ce monde devenu totalement fou ?
Mais trêve de digression météorologique, peut-être avons-nous des raisons un tout petit peu plus sérieuses de nous offusquer, les évènements du mois de décembre en étant la preuve criante.

Et malgré cela, à quoi pensons-nous en ce moment ? A la dinde qui sera sacrifiée à Noël sur l'autel de nos conventions ancestrales ? Aux huitres amoureusement élevées dans le proche océan qui vont bientôt mourir dans d'atroces conditions, noyées dans un bouillon de vinaigre à l'échalote ou encore brûlées à froid à grands jets de citron même pas bio ! Et que dire des pauvres oies et canards du Périgord ou d'ailleurs, gavés à grand renfort de maïs OGM puis sacrifiés eux aussi pour notre plaisir gourmand et égoïste !

Malgré toutes ces récriminations dignes de nous couper l'envie d'un réveillon en famille ou entre amis, je vous souhaite néanmoins une excellente année 2019 et pendant que certains "se taperont la cloche" pensons à ceux qui n'auront d'autre choix que d'être dignes d'un don.